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27/02/2015

Les truffes sont de retour en Lot-et-Garonne

Avec 600 ha de truffières, le département du Lot-et-Garonne rejoint la Dordogne pour défier la concurrence de l'Espagne et de l'Italie

 

La trufficulture est devenue une production à part entière en Lot-et-Garonne. Il y a une trentaine d'années, des particuliers ont planté des arbres mycorhizés à titre de loisir ou de diversification. Aujourd'hui, les plateaux calcaires du nord du département, de Prayssas et du Néracaiscomptent 600 hectares de truffières et autant de producteurs.

Comme dans les départements voisins du Lot et de la Dordogne, la truffe a longtemps été une cueillette traditionnelle en Lot-et-Garonne. À la fin du XIXe siècle, voyant leurs vignobles décimés par le phylloxéra, les agriculteurs du Périgord et du Quercy avaient choisi de développer les truffières. Les Lot-et-Garonnais se rabattant sur les fruits et les légumes.

Ils reviennent en force avec l'appui du Conseil général. On a même vu des pruniculteurs se reconvertir. « Des producteurs commencent aujourd'hui à vivre de la truffe », dit Guy Réthoré, producteur à Lougratte et vice-président de l'association des trufficulteurs d'Aquitaine.

800 euros le kilo en moyenne

Cette région assure, bon an mal an, un tiers d'une production nationale qui varie entre 20 et 50 tonnes. Encore marginale, la récolte lot-et-garonnaise est écoulée sur des marchés en saison mais aussi l'été, avec la « truffe d'été », ramassée sous les noisetiers. Une partie est aussi exportée.

« Nous avons passé un accord avec un organisme pour certifier nos truffes avant la mise en marché, précise Guy Réthoré. Elles doivent avoir l'odeur caractéristique, être dépourvues de parasites, et, après un coup de canif, montrer un intérieur tournant du blanc vers le noir, signe de maturité. » Les ventes directes sur les marchés se font à des prix se situant en moyenne à 800 euros le kilo.

L'Aquitaine aide la Chine

En misant sur des contrôles, les nouveaux trufficulteurs lot-et-garonnais veulent se démarquer de la concurrence. D'abord celle d'Espagne et d'Italie. Ces deux pays n'ayant pas un gros marché de consommation local exportent leurs truffes, notamment vers la France. Compte tenu des différences de terroirs et de variétés, le goût est en général différent.

Mais la concurrence se joue surtout sur les aides. « Au titre de la reforestation, certaines régions d'Espagne, en particulier près de Valence, bénéficient d'aides européennes qui permettent de reconstituer des parcelles de 500 à 1 000 hectares d'arbres mycorhizés », souligne Guy Réthoré.

Quant à la Chine, elle n'est, pour l'instant, plus un concurrent. La production locale de 300 tonnes ne suffit plus à satisfaire les envies des nouveaux riches chinois. L'empire du Milieu fait même appel aux compétences aquitaines pour moderniser ses truffières. Et les Aquitains comptent bien, à cette occasion, trouver en Chine des débouchés pour leurs diamants noirs.

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